lundi, mai 19, 2008

Bip bip

Je déteste les caissières de super-qui ? supermarché, qui vole aux pauvres pour donner aux riches.

Généralement je ne fais pas les courses moi-même, je laisse d’autres gens s’abaisser à cette tâche pour moi. Je ne consens qu’à acheter les produits qui sont à mon image : raffinés, ou alcoolisés. Jamais vous ne me verrez acheter du débouche évier, du papier toilette, ou un livre de Marc Levy.
Mais parfois la dure réalité de la vie m’apparaît dans mon garde-manger vide, et me pousse au supermarché comme on pousse le condamné à la guillotine ou le dissident au goulag (j’en fais un peu).

Assis sur son siège même pas éjectable, la caissière fait passer le prix de son ennui sur le tapis de ses jours. Transpirant dans son gilet mal taillé où un petit badge maladroitement planté dans sa poitrine exhibe son nom à la vue des ménagères, alors que tout le monde s’en fout, surtout ses collègues qui préfèrent la siffler plutôt que la nommer, coupant ainsi les derniers fils de dignité qui la rattachaient à l’humanité, la caissière sombre dans les eaux noires de la décrépitude où flottent déjà les cadavres de ses prédécesseurs et se devine l’ombre fuligineuse de ses successeurs, ainsi que Jean-François Copé, qui est quand même un sacré con.

Alors la caissière se venge. D’une lenteur à en faire bailler un suisse, ou d’une vitesse à surprendre l’éjaculateur précoce, la caissière s’amuse avec nos achats. C’est un plaisir malsain qui l’anime et la pousse à jouer avec ses victimes (en l’occurrence votre dévoué serviteur dont l’élégance et le raffinement ne sont plus à démonter, si l’on ne tient pas compte de la barbe). Elle les observe se dépêtrer tant bien que mal entre une bouteille de bière et un paquet de pâtes, et en rie comme l’enfant rie des fourmis affolées par le doigt vengeur enfoncé dans la fourmilière ôte ta main voilà ma mère. Mon habilité et ma dextérité légendaire, surtout avec la droite, ne furent d’aucun secours, et je finis par tout foutre en vrac dans mon sac, comme le dernier des vulgaires.

« Ca fera onze euros vingt-sept. » lança-t-elle dans un élan de mornitude à en faire s’arracher les cheveux les membres de l’Académie Française, s’ils en avaient encore. La salope. Je le savais déjà, moi, que ça faisait onze euros vingt-sept. C’était marqué sur le petit cadran. Je sais lire, morue. Pourquoi cette envie quasi maladive de rabaisser les clients ? Pourquoi ce désir de ridiculiser ceux qui lui permettent d’avoir sa paye à chaque fin de mois, qu’elle claquera en trois jours pour acheter des bières à son vieux mari alcoolique ? Pourquoi le monde ? Pourquoi la faim en Afrique et la graisse d’oie chez nous ? Et pourquoi quand je plie mon bras ça fait mal ici alors que quand je le tends ça fait mal là ?

Et puis d’abord, c’est quoi cette manie de vouloir faire biper tout ce qui passe à porter de main ? J’avais un jour invité une caissière chez moi, que je connaissais depuis quelques temps, qui avait le rire dans les yeux et des jolis nichons. Nous avions un peu bu, et nous allâmes au libido d’un pas pressé. Nous nous étreignâmes, nous embrassîmes, et nous dévêtates un peu par ici. Elle a fait biper mon caleçon. Les bras m’en sont retombés, et il n’y a pas qu’eux.

La prochaine fois je couperai les étiquettes.

vendredi, mai 16, 2008

Aigre-doux

J’ai comme une douleur dans la poitrine. J’ai pensé à un problème de cœur, mais c’était pas du bon côté. Je sais pas ce que c’est, quand je plie le bras ça fait mal ici, alors que quand je le tends ça fait mal là. Ce doit être la faute au temps.

Il y a quelque chose de bizarre dans l’air, ces temps-ci. Quelque chose qui mouille les yeux et le cœur. Je suis allé voir mon médecin :
« Docteur, c’est une allergie ?
- Non, c’est une fille, mes félicitations aux parents. Vous avez mal là quand vous pliez le bras et ici quand vous le tendez ?
- C’est l’inverse.
- Il fait beau pourtant. Ca nous fera trente-trois euros. Dites trente-trois
- Pas trente-trois, vingt-deux. Les v’la.
- Pardon, l’habitude. »

C’est le printemps, l’herbe verdoie, le ciel bleuoie, et ton visage rougit, quand ma main frôle la tienne, le soir dans le pré, rêve de demain, ils ont prévu beau temps, un anticyclone arrivera du sud-ouest, les températures iront de 11 à 28 degrés, tout de suite le journal de Patrick Poivre D’arvor. Quant à nous, on se retrouve demain, à la même heure.

Une mélancolie suave me gagne, et, alors que les oiseaux toussent dans les rues, où l’air frais se fait aussi rare que l’intelligence dans le regard du présentateur télé moyen, je sens une tendre tiédeur me tenir à cœur, et mon humeur aigre d’où suinte le mépris des autres laisse place à une poésie ambiante qui dégouline de sentiments et sent le bonbon.

Même le vin a un goût différent. Hier encore, j’étais au restaurant, et commandai un verre d’un rosé vulgaire d’une région quelconque. Ce vin, que j’eus craché, il y a quelques semaines encore, à la gueule de la serveuse à l’air bovin de celles qui n’attendent plus rien de la vie, ce vin-là, dis-je, avait les parfums fruités et enivrants de mes plaisirs exaltés par le romantisme fiévreux qui m’anime le soir et dans mes songes. Bref c’était pas de la merde. Alors que Dieu sait que je suis difficile. Habituellement je suis quelqu’un de très raffiné, comme le sucre : je ne mange que les mets les plus fins, ne mets pas mes coudes sur la table, et ne discute jamais politique avec les cons.

Les torchons de Bernard Werber me donnent toujours envie de vomir, et la connerie ambiante qui flotte dans l’air l’après-midi au centre-ville où les cons sortent en masse pour exposer leur gros cul mou et gras sous mes yeux prudes et délicats me consterne toujours autant. Mais tout de même, quelque chose a changé. L’air se fait plus doux.

J’ai une douleur à la poitrine, j’ai le cœur qui bat, j’espère que je vais pas faire un infarctus.

lundi, mai 12, 2008

Imaginons la France d'avant

Ca y est, le nabot présidentiel est reparti dans ses délires historiques. Je cite, pas de mémoire car elle flanche : « La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants ».

Si je compulse sa biographie, je vois que Nicolas Sarkozy a suivi des études de droit – c’est cocasse. J’ai beau épluché les pommes et mes notes je ne vois nulle formation d’historien. Alors pourquoi dit-il tout haut ce dont tout le monde se fout ? Pourquoi se sent-il obligé de nous balancer à la gueule, lors d’un discours officiel en plus ! son idée à la con digne d’un collégien (cette expression a reçu le prix du pléonasme 2007) d’une France grande et digne face à l’inhumain, les mains propres et bien lavés, au savon marseillais, cocorico, qu’un sang impur et puis tout ça.

Ce n’est pas parce que Charles de Gaulle – une pour sa femme et une pour la France, au nez aussi grand qu’un porte-avion, que dis-je un porte-avion ? Un aéroport ! Ce n’est pas parce qu’un général exilé, disais-je, a appelé, un 18 juin, les veaux à ne pas aller à l’abattoir qu’il faut en oublier que la France, les Français, ce n’était pas qu’une bande de copains qui se prenaient pour des scouts jouant à la guerre, dans le maquis, youkaïdi youkaïda, surtout qu’il faisait beau pour la saison.

La France de la seconde guerre, ce n’est pas que ça, ce n’est pas qu’une poignée de résistants, c’est aussi un tas de conducteurs. Et Vichy alors, c’est des pastilles ?
Le type lambda n’était pas dans la résistance. Le type lambda faisait dans son froc et là où on lui disait de faire, il continuait à essayer de vivre tant bien que mal, entre un ticket de rationnement et un poulet au marché noir, et priait à la messe le dimanche, pour avoir la conscience tranquille. Les couilles atrophiées et l’héroïsme vacant, le Français de tous les jours n’était pas différent de celui d’aujourd’hui. C'était pas un connard, il avait aussi envie que ça s'arrête.
En France il n’y avait pas que des résistants. Il y avait aussi des moutons. Qui se sont faits tondre à la libération.

Alors Monsieur Sarkozy, de grâce, taisez-vous. Vos belles paroles n’y changeront rien : pendant la seconde guerre mondiale, la France avait les pieds dans la merde et les mains sales. L’Histoire c’est comme le programme télé : c’est souvent pourri. D’ailleurs ce soir y avait « Qui veut gagner des millions ? » sur la une. C’est bien ce que je dis.

vendredi, mai 09, 2008

Des pâtes, des pâtes

Ca commence sérieusement à me gaver tout ce foin à propos des jeux vidéos. Je suis un jeune, de la nouvelle génération, celle qui est née avec un pad dans les mains et le cerveau déjà atrophié par tout ce que ma mère prenait pendant que je me tripotais la nouille dans son ventre (depuis que j’ai appris que les bébés se masturbent dans le placenta, je ne regarde plus les mioches de la même manière). Alors forcément, quand les journaleux de mes deux yeux se sentent obligés, pour faire plaisir à la ménagère de moins de 50 de QI, de dire que les jeux vidéos rendent dangereux, sociopathe, psychopathe, et alcoolique, j'essaie de défendre mon bifteck de tofu, végétarisme oblige.

Remettons les choses à leur place : les jeux vidéos ne transforment pas nos jolies têtes blondes en jeunes cons. Ils l’étaient déjà avant. Franchement, vous avez vu toute cette masse d’analphabètes pré pubères ? Ils vont à l’école comme on va aux toilettes : se faire chier. Observez trente secondes ces ignares lobotomisés qui pensent que Staline est un acteur américain, qui sont infoutus de différencier le théorème de Pythagore du Requiem de Mozart, et qui confondent Napoléon et Bonaparte. Ce ne sont pas les jeux vidéos qui ont commencé. Moi, à leur âge, je plaçais déjà des mots compte triple au scrabble.
Au moins, tant qu’ils jouent aux jeux vidéos, ils évitent de nous escagasser les roubignoles et de danser la tecktonik place de la Rép’.

Et qu’on ne vienne pas me parler de l’influence aussi négatif qu’un film photographique qu’auraient les jeux vidéos sur le comportement de leurs adeptes, parce qu’alors là je pouffe. Je connais des gens qui jouent aux jeux vidéos et qui sont tout à fait respectables. Oh, bien sûr, je ne les exhiberais pas à une soirée mondaine, où l’on ne m’invite de toute façon plus depuis que j’ai raconté la blague du juif et de la tarte aux pommes, mais ils sont propres sur eux, n’ont pas la bave aux lèvres mais l’écume des jours, et ont plus de discussion que mon poisson rouge, dont les monologues ne font pas concurrence à celui de Figaro. Si ce n’était leur humour et leurs références (le gamer cite plus facilement Leeroy Jenkins que Molière) (si tu n’as pas compris cette parenthèse, ce n’est pas grave, moi non plus), on les confondrait presque avec un individu normal. Je n’ai pour l’instant pas à déplorer une attitude à tendance névropathe (j’essaie de placer le plus de mots finissant en « pathe » dans cette note) de leur part, et, bien qu’ils frappent de temps en temps leur petit frère, brûlent les moustaches du chat ou noient le poisson, je ne les ai encore jamais vu massacrer une foule, en plein centre-ville, à la tronçonneuse, « pour faire comme dans les jeux vidéos, lol ».

Alors pourquoi les journaleux parlent toujours des jeux vidéos comme du mal le plus atroce auquel la civilisation a donné naissance, loin devant Auschwitz mon loulou et Hiroshima mon amour ? Un psychiatre, si on lui posait la question, ne manquerait pas de nous répondre « ça fait soixante-douze euros ». Merci docteur, à la semaine prochaine.

Est-il possible de concilier jeux vidéos et vie sociale ? Oui, si vos amis et votre petite amie jouent aussi aux jeux vidéos. Dans le cas contraire vos amis sont nuls, changez-en.
Oui je dis « petite amie » parce que le vrai gamer, le pgm comme on dit dans le jargon, est un homme, avec un semblant de barbe mal rasée et des boutons sur la gueule. Il existe bien quelques filles dans ce métier, et à ce propos, vous habitez chez vos parents ?

Bref, les jeux vidéos ne sont pas ce monstre glapissant, hurlant, grognant, rampant, dans la ménagerie infâme de nos vices, dont on nous parle entre une pub pour un baril de merde et un téléfilm de lessive. Il y a pire. Vous avez déjà lu du Bernard Werber ?

mardi, mai 06, 2008

Misanthropie galopante

Les autres sont-ils des cons ?

Cette question qui, sous des abords misanthropes où pointe l’essaim d’abeilles piquant au vif la masse des moutons qui bêlent ce matin, cache en réalité une âme d’altruiste, surtout avec ta sœur, est tout à fait légitime, contrairement à Aragon.

Comprends-moi bien, cher lecteur, ce n’est pas que je n’aime pas les autres, c’est juste que quand je vois le nombre de gens empreints d’une colère sourde ou d’une douleur muette, et les résultats du top 50, je me dis que le sixième jour, Dieu avait dû picoler.

Vois courir si vite ces idiots qui s’agitent, le jour en soupirant et la nuit en baisant, qui craignent la mort sans pour autant être en vie, fuyant la faucheuse et la vieillesse ennemie, éructant grassement après avoir bouffé leur repas dégueux, médiocre et surgelé, les doigts dans le nez et les coudes sur la table, les bonnes manières se perdent.

Tenez, l’autre jour je regardais « Qui veut gagner des millions », présentée par Faux-cul, pardon, Foucault, sur TF1. J’effectuais là mon heure hebdromadaire d’avilissement intellectuel, histoire de garder la forme et perdre le fond, et pour avoir de la conversation lors des soirées mondaines et estudiantines, qui ne sont différentiables que par le prix des vêtements et l’alcool disponible (les bourgeois aux culs-pincés boivent du champagne alors que les étudiantes aux culs rebondis vomissent de la bière), le QI étant dans les deux cas proche de celui de l’huître.
Je m’amollissais donc les neurones en regardant un type lambda répondre à des devinettes. Eh bien le mec, il ne connaissait pas « Le Cid », de Molière. Mais que fait la police ?

Et puis il suffit de voir le nombre de personnes qui confondent leur gauche et leur droite ? Vous avez vu le résultat des élections en mai dernier (bisous Nicolas, joyeux anniversaire) ? C’est pourtant pas compliqué : la gauche c’est par là et la droite est habile.

Bref, les preuves sont accablantes, les autres sont cons, et je suis cerné par leur bêtise, même au restaurant, où la bouteille d’eau est à un euro cinquante, alors que la carafe est gratuite. C’est vraiment n’importe quoi. Enfin moi je m’en fous, j’ai pris du vin.

dimanche, mai 04, 2008

Bipédie urinaire

C’est tout de même incroyable qu’après des milliers d’années d’évolution, de progrès scientifique et intellectuel, et l’invention du four à micro-ondes, certains hommes s’abaissent encore jusqu’à s’asseoir pour uriner !
Je dis bien « s’abaisser », et ce n’est pas là qu’un vulgaire jeu de mot : en posant son postérieur gras et mou sur la cuvette des chiottes, l’homme sombre dans les marais de la déchéance où tant d’animaux pataugent désespérément.
Car c’est bien là ce qui distingue l’homme de la bête : tous les animaux savent pisser assis, mais seul l’homme peut uriner debout.

Prenez une femme. C’est une image. Eh bien les femmes pissent assis (oui, malgré la propagande dont on nous abreuve depuis des générations, les femmes aussi vont aux toilettes, comme tout le monde, je le tiens de la bouche même d’une féministe). Très peu d’entre elles sont capables d’uriner debout sans en foutre partout ni avoir l’air con. C’est là une preuve de la supériorité de l’homme, qui mérite donc bien de boire une bière pendant que sa femme essuie la vaisselle et ses larmes.

Néanmoins certains hommes résistent encore et toujours à l’urinoir, et persistent à pisser en position assise. N’est-il pas ridicule, cet homme, qu’on s’imagine impressionnant, fier et musclé par le dur labeur d’une vie à travers laquelle il se fraye un passage à grand coups de poings dans la gueule pour se faire respecter, à présent assis, la tête à hauteur de taille et la taille à hauteur de genou, feu son fier pénis aujourd’hui réduit à un vulgaire tuyau d’arrosage. Les jambes groupées, maladroitement pliées, comme s’il attendait le bus (alors que l’homme ne prend pas le bus, il court, le vent fouettant ses cheveux et son torse nu, tel un prédateur, en direction de la station Réaumur-Sébastopol), écoutant le « pssss » rébarbatif de son urine contre les parois des toilettes. Parfois il pousse le comble jusqu’à essuyer, son affaire faite, l’arrosoir d’une feuille de papier toilettes !

Alors que l’homme, le vrai, qui dégouline de testostérone et d’amour propre, lui, urine debout. Il brandit tel un flambeau ardent son glaive étincelant et déverse dans un torrent de puissance le flot doré qui heurte violemment le fond du gouffre noir des chiottes. Tout de suite, ça a plus de gueule.

Oh bien sûr pisser debout s’accompagne de quelques petits problèmes de visée récurrents, surtout quand on n’a pas l’habitude, dus à une mauvaise maîtrise de la mécanique des fluides et du principe fondamental de la dynamique, décorant ainsi d’un art rustre et primitif, qui n’en brille pas moins par sa créativité, les murs et le sol des toilettes. Mais on n’est pas des chochottes. Et puis on s’en fout, c’est pas nous qui nettoyons après.

vendredi, mai 02, 2008

Guten Tag

Comme le mur d'une cité, j'ai été tagué. Par Juju. Elle me refile un questionnaire.


Attrapez le livre le plus proche de vous, allez à la page 18, qu’y a-t-il d’écrit à la 4ème ligne ?
"égorger nos filles et nos compagnes. Grâce à quoi, à cette époque," (je sais plus trop si c'est un bouquin de Desproges ou Le nationalisme expliqué à ma fille)

Etirez votre bras gauche le plus loin possible :

Il apparaît, sans aucun doute possible, que j'ai le bras long.

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la TV ?
Les informations, sur France 3. Parce que je suis un citoyen concerné qui se tient au courant de ce qui se passe dans le monde. Et puis Audrey Pulvar est tout de même très jolie.

Sans vérifier, quelle heure est-il ?

Il est une heure, tout va bien.

Maintenant, vérifier l’heure qu’il est réellement :

Il est 23h27. Mais tout va bien quand même.

En dehors du bruit de votre ordinateur, vous entendez quoi ?

Rien, mais c'est parce que je viens de tirer quelques coups de chevrotine dans la gueule de ces idiots de voisins qui faisaient du bruit à une heure où les honnêtes gens se reproduisent, en silence. C'est plus calme maintenant.

Quand êtes-vous sortie pour la dernière fois ? Qu’avez-vous fait ?

On va dire que les cours ne comptent pas (je suis à la fac, donc les cours, on s'en fout). C'était mardi après-midi, quand je suis allé chez mon psy.

Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Ta soeur.

Que portez-vous ?
Un pyjama, ne rendant absolument pas hommage à ma virilité sous-jacente qui cache mal sa puissance hormonale et se languit de toi.

Avez-vous rêvé la nuit dernière ?
Oui. D'ailleurs, c'est rigolo, mais pour la première fois depuis des semaines je n'ai pas rêvé d'Odile. La suite serait délectable, malheureusement je ne peux pas la dire, et c'est regrettable, ça nous aurait fait rire un peu.

Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?

Il y a pas dix minutes, en lisant un texte de Desproges. C'est probablement le seul auteur qui parvient à faire rire aux éclats l'homme triste et mélancolique qui se cache sous mon air de rigolo, mais pas trop, faut pas déconner.

Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous vous trouvez ?

Ta soe... ah non, pas là.

Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

Non, ma journée a été très chiante, tu n'imagines même pas à quel point je me suis emmerdé aujourd'hui. Alors qu'hier par exemple, quand j'ai cassé trois pattes à un canard, on a bien rigolé.

Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Vous habitez chez vos parents ?

Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Funny Games US. C'était lundi après-midi, mais je l'avais déjà vu le vendredi précédent, donc l'effet de surprise n'était plus, et c'est bien dommage, parce que c'est pas qu'on s'emmerde, mais il se fait tard.

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, qu’achèteriez-vous ?
Pour toi j'achèterais la Lune et le Soleil, qui brillent de mille feux au dessus de mon coeur battant d'amour au rythme de tes paroles, alors que tes lèvres suaves et tendres, madame, que je rêve d'embrasser le soir au coin du feu, la nuit pour nous deux.
Et de la bière.

Dites nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous :
Je devrais lever le pied plutôt que le coude. C'est à dire que je bois vraiment trop d'alcool. Mais, comme on dit chez moi, "huit, ça suffit".

Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde, en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous ?
La pauvreté dans le monde et le malheur des enfants, la haine des autres et la fin des temps. Et les horaires de bus près de chez moi, parce que ça commence à bien faire.

Aimez-vous danser ?
Non. Et ça ne sert à rien de me casser les pieds toute la soirée pour que j'aille sur la piste de danse : ça m'emmerde.

George Bush ?
Mot compte triple, bravo.

Quel serait le prénom de votre premier enfant si c’était un garçon ?

Anne. Ca lui ferait bien les pieds.

Avez-vous songé à vivre à l’étranger ?

Un ami dit parfois "Je ne suis pas raciste, mais tout de même, je préfère la France". Pas moi. Je m'en fous. L'Allemagne ou la Belgique, c'est joli, et puis ils font de la bonne bière, donc pourquoi pas, mais c'est toi qui paye.

Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du Paradis ?

"Je suis ton père"

Quelles sont les 4 personnes qui doivent faire ce questionnaire sur leur blog :

Nesego, parce qu'il a gagné le concours de voyageurgalactique.com, donc ça lui fera un peu les pieds. Et c'est déjà bien. Si d'autres veulent le faire, qu'ils se servent, c'est gratuit, profitez-en, on vend tout.